Zunka Jablonski, sculpteur, fille d’exilés polonais, a grandi à St-Brieuc et réalise des sculptures ornées de timbres, symboles du voyage et d’une pensée pour ceux restés au pays que l’on n’oublie pas. Ce qui intéresse Zunka Jablonski c’est de tirer partie des atouts et des faiblesses de toute matière première. Chatoyants, polis, tendres, rugueux ou accidentés, les matériaux lui apportent, avec leur différence, une richesse infinie de création.
plasticienne, Safia est une céramiste algérienne qui a réalisé un travail de mémoire sur sa culture berbère et son identité à travers la légende "des hommes plats" qui raconte qu’au bord de la Méditérannée des hommes ont écrit leur histoire sur leur corps. Ces traditions orales berbères, Safia les a reproduites sur des figurines en terre a partir de textes de l’écrivain algérien " Chawki Amari ".En 2006-2007, Safia fut l’invitée des Bistrots de l’histoire Immigration et Les Valises de Racine où elle avait présenté ces sculptures, sources d’une adaptation théâtrale par des élèves du collège Racine.Marie-France Cadiou, plasticienne, prend à la volée des extraits du moment, une phrase, une odeur, un son, qu’elle s’emploie à fixer sur la toile par accumulation de strates, pour une peinture abstraite qui frôle parfois la figuration. Des papiers collés, froissés, déchirés, imprimés, rejoignent discrètement la peinture. Avec des stylets, elle marque la surface, fragments d’écriture, grattages, symboles.
Bernard San Miguel est originaire de l’île de Brehat. Il a une formation de tailleur de pierres et grâce à plusieurs séjours en Belgique, il découvre la pierre dans l’art contemporain. Il collabore avec divers artistes pour des co-realisations et expose regulierement depuis 1984. « Dans la mouvance de notre temps, la sculpture est pour moi un moyen d’une quete de liberte et d’unite interieures.Tailler, graver, sculpter, assembler, trouver l’evidence simple à l’equilibre des paradoxes exprimant la dualité de notre condition humaine ».
Jean-Paul Dupas : vu par Marie-France Cadiou, plasticienne : « Jean-Paul Dupas se soucie de la disparition des arbres, si rapide à être abattus, alors que si lents à pousser. C’est pourquoi il les dessine, grandeur nature, en un jet, comme une calligraphie, en une demi-heure, le temps qu’il faut pour en mettre un à terre. Son domaine se découpe en de multiples espaces, celui-ci par exemple qui abrite de curieux cabinets dans lesquels on regarde par de petits trous (de serrure) et qui dévoilent des assemblages surréalistes, des vanités. Et lorsque ce sont des collages qu’il réalise, transparaît ce talent qu’il a, quelque soit l’outil, de traduire une scène, une atmosphère, avec justesse et précision ».





